sábado, 7 de enero de 2017

viernes, 2 de septiembre de 2016

Toppling Maslow’s pyramid!

Are there more pervasive metaphors in leadership theory than Maslow’s pyramid? In 1943, when Abraham Maslow expressed his seminal idea in his paper "A Theory of Human Motivation", his view was that of a psychologist. Since then, it has become a staple of team management advice, and the essential foundation of all discourses about “motivation”.

At first glance, it humanizes management theory, by acknowledging that all people have needs that must be satisfied. If not, then satisfaction and motivation would suffer, ultimately hurting the organization’s performance.

As the pyramid theory made its way into the training of generations of managers, it became the go-to model when companies and organizations were faced with motivation problems. People are grumpy on the job? stop leaving work late? Well, then some layer of the pyramid must be unfulfilled! Just find it, fix it, define an action plan and all we be fine again. (And do not forget to write an article for the Harvard Business Review about how you put management theory in practice).

Were people grumpy because they could not breathe in their lugubrious workshops? Then the issue at the base of the pyramid. Were they complaining because they felt treated like animals? Then we were around the middle. Were they struggling to grasp the meaningfulness of their job? Then we were nearing the apex. In each case, the diagnostics was clear-cut and the cure was at hand.

Why topple such a nice pyramid?


Because we forgot something in the process. I cannot count the number of colleagues in organizations large and small, who at one point or another explained to me “what motivates people” or “what people are lacking in order to be really motivated”.

Among them, the most cynical ones would always return to the ultimate belief that “people work for money”. The most enlightened ones would be striving to bring “meaning” to other people’s work, citing the famous cathedral metaphor: “Here, we want cathedral builders, not just people axe-picking rock”.

What they forgot, what we all forgot, was to talk to the people in question. The Maslow pyramid pushed us to eschew the bureaucratic model, in which people are treated like objects. That was a good thing. But we let the pendulum swing too far in the other direction. We end up applying a psychologizing model, by which we think we can read other people’s minds without talking to them directly.

At that point, the Maslow pyramid becomes counterproductive. It becomes a feel-good justification for management decisions. But even when those decisions are honestly meant to improve motivation and performance, they carry the original sin of having been inferred from what managers think people think.

Listen to them!


All this matters because motivation issues are usually deep-reaching issues. True causes are not easily identified. Not talking to the people involved is therefore a sadly lost opportunity.

Managers are universally busy, some of them are not natural-born communicators. All this conspires to try and solve human problems without the humans in question. If on top of that they have been trained in the Maslow theory, then they may confidently follow false leads and try false solutions. As a former mentor commented: “Bring in someone to motivate me, and you will de-motivate me right away”.

Ultimately, not listening to your reports is not only a lost opportunity, we believe it is even a lack of respect. You may disagree with this ethical element. But even if you do, at least for performance’s sake, please make and effort and listen more to the people who rely on you.

sábado, 10 de octubre de 2015

Salut, Russie !

Saint-Pétersbourg
Ermitage
Est ce seulement mon impression, ou ils n'y vont pas un peu fort sur le photoshop lors des restaurations?
L'Autoportrait de Van Dyck

Un musée qui ressemble à un palais. On entre en montant le grand escalier, pas comme on descend dans le métro. Des enfilades de parquets de lustres et de dorures. On arpente l'interminable salle du trone comme dans Tintin. Dans la salle de bal on reconstitue les échos de conversations:
- Maréchal Kropotkine, de retour à St Petersbourg !

- Comme vous le voyez, Prince Nicolai Andreievich. Et les quolibets de la cour vous font regretter les canons turcs.







A Petersbourg un peu, à Moscou beaucoup on croise l'imaginaire guerrier: aux carrefours et dans le métro, des statues de gardes farouches et de partisans, baïonnettes au clair. Les chiens renchérissent en aboyant un nationalisme idiot, du club de tir "Patriot" aux aimants souvenirs qui brament "Krouchtchev a bradé la Crimée, Poutine l'a reprise".



On ne rit pas beaucoup. On garde l'air sérieux et digne.

Promenade en "velobike". De l'autre côté de la Neva, ce complexe est-il un monastère ou une fabrique de chocolat ? (Après vérification, c'est la sinistre prison Kresty).


Aux bains russes, "Bani".
Délaissons les cabines privées "Lux", dirigeons nous vers la "section générale des hommes" au 3e étage. Dimanche c'est jour d'affluence : 360 roubles l'entrée. Dans ma jeunesse le rouble valait quelque chose, peut être cinq ou dix francs, maintenant ce n'est plus qu'un gros centime. Je loue des tatanes et une serviette décorée de poissons tropicaux. On a chacun un petit placard et devant, une tablette où s'asseoir, l'air toujours digne et pensif. On discute entre amis ou on déambule, tout nu. Il y a une salle de repos avec des banquettes pour la sieste. La fenêtre est ouverte sur le voisinage. Poussons la porte et voici la salle des bains. A une extrémité, des douches. De l'autre côté, un cuveau d'eau (glacée) où donne une échelle métallique, et puis un seau d'eau (glacée) à mécanisme, qui se déverse quand on tire la corde. Au centre de la salle, des rangées de bassines où trempent des rameaux feuillus. Du bouleau, bien sûr, mais les connaisseurs préfèrent parfois le chêne. Une fois douché on peut pousser la porte du sauna. Là je vois que je ne suis cruellement pas équipé. Je pourrais difficilement l'être moins puisque, rappelons le, j'ai en tout sur moi une paire de tatanes en caoutchouc. Les connaisseurs ont :
- un coussin en mousse pour ne pas se brûler les fesses sur le banc,
- un bonnet de feutre gris, contre le coup de chaleur je suppose, mais peut-être seulement pour la prestance,
- des gants, en feutre aussi, pour supporter la chaleur des bouquets de feuilles. Quand ils ont bien trempé, en effet, on s'en flagelle vigoureusement tout le corps. L'air sent bon la forêt d'automne, ou l'eucalyptus si votre voisin hédoniste à choisi cette essence.
Quand on ne tient plus, on sort se tremper dans le cuveau d'eau glacée, ou l'on prend un thé. Et l'on recommence, jusqu'à se sentir complètement rajeuni.

Train de nuit (thé, rôti de porc et kacha de sarrasin, thé) pour Moscou gare Leningradskaia.

Hôtel Izmailovo, bloc parmi les blocs. A côté on a construit un château fortifié de carton pâte doublé d'un marché au puces. Et aussi d'une cathédrale en bois, un village russe, un bateau pirate et d'autres merveilles en ciment décrépit. Au fond, des ouvriers arrangent ce qui s'écroule. Je suis le flot des touristes chinois jusqu'au creux de leur repaire: leur cantine !, où les groupes affluent chacun à leur tour, au 3e étage d'une sorte de manoir en rondins.


Moscou terreur des piétons. Des files de limousines et un passage pour traverser tous les kilomètres.




A retenir : surtout, garder l'air sérieux.

jueves, 29 de enero de 2015

sábado, 24 de enero de 2015

Inde

Inde !


Il faut bien te chanter et pour cela seul convient
Un long poème épique qui fasse justice à ton abondance
De mille vers ou dix mille et qui se recourbe
Pour revenir encore sur tes richesses et tes mystères
On ne le scandera pas sous la voûte infinie d'un ciel de désert
Ni au pied du grand arbre sacré
Mais ici et aujourd'hui
Dans l'informe Delhi un jour de janvier
Dans l'air piquant pollué sous un petit soleil blanc
Ou ce soir au bord de l'avenue
A l'âcre chaleur d'un maigre feu de plastique
Ou demain à l'aube quand on se réveillera d'un mauvais sommeil sur le trottoir
Pour travailler porter vendre pousser pédaler et manger
Porter un jour de plus son espoir

Inde pays de l'étrange
Delhi capitale du chaos
Publicités surplombantes
(Qui achètera vos sous-marins et vos résidences de luxe ?)
Entre les façades des casernes et des consistoires déserts
Avenues inutiles qu'il faut bien occuper par de petits campements
Des cantines des étals
Un univers de bordures de trottoir vertes et orange
Qu'aujourd'hui on repeint comme hier
Que demain la poussière aura avalées
Interrupteurs poignées de portes et robinets
Comment attrapent-ils autant de crasse incrustée

Au restaurant c'est promis on vous traitera comme un prince
Le portier a le turban fier la moustache moulurée
On vous lave les mains à l'aiguière
Et l'on garnit votre plat en fer-blanc
De tous les délices que vous pourrez contenir
Les étoffes flottantes brillent au bazar
Mais rapportées au pays
Ces soieries ces moirures garderaient-elles leur éclat
Ou se faneraient-elles en chemin
En un point impossible à savoir
Au dessus du Kutch ou du Karakorum
Au dessus d'un désert de crêtes ocres amoncelées
Nappées de crème blanche

Jantar Mantar monuments astronomiques
Blancs comme la pierre rouges comme la terre
Tremplins rotondes hémisphères engrenés
Échappés d'un rêve de Magritte ou de Chirico
Espoirs géométriques minutieusement préservés
Des palmiers du jardin deux perroquets criards et une volée de pigeons s'affolent :
Le milan est en approche
Un autre milan en prend ombrage
Les deux tournoient en piqué
Devant le portail d'entrée le petit guichet
Où l'on attend pour retirer ses tickets
Pour l'autre jour voir le défilé
Déjà les soldats s'entraînent
Ils ont aux casques des petites guirlandes camouflées

La première bureaucratie du monde
Au ministère vous vous croyez dans une pension de famille
On entre on sort des portes alignées
On attend on arpente on se perd
Sur le palier trois dames en sari assises à une table
Celle au sari lavande mange son repas
Dans un plateau en métal à alvéoles
Pendant que deux hommes réfléchissent à comment bouger un sofa défraîchi
L'ascenseur décide seul à quels étages il stoppe
Son servant fait une petite moue désolée
Côté électrique, ça pendouille
Dans le bureau on nous fait attendre
Les dossiers moutonnent en piles instables
C'est un directeur il a une photocopieuse
L'homme à tout faire entre et sort sans cesse
Son chef est chez le Grand Secrétaire
Lui aussi a une photocopieuse des dossiers à foison
Un vieux code de la route
Une visite de ministre a préparer
Très peu de temps
Très peu de temps ?

Rendez votre papier tamponné
Le papier contre le chaos
pour entrer dans l'aéroport,  pour pouvoir faire la queue
Si votre bagage porte une étiquette celle ci sera tamponnée s'il n'en porte pas ce n'est pas grave
A l'entrée du restaurant on vous fait au front un point à l'ocre
Que ce symbole t'honore et te protège
Le signe contre le chaos
Pour résister à l'usure
A l'humidité qui moisit
A la poussière qui fripe
Classer pour maîtriser
Mettre en listes en castes en rubriques
Et détailler encore pour pouvoir tamponner recompter s'assurer

Derrière l'institut Cervantes une ruelle
Conduit au carré des marchands de rubans et ensuite au temple
Colliers d'œillets livrets pieux tatoueuses de henné
Devin liseur de front
Marchands de patates sous la cendre toutes noires
Mais le plateau est décoré de caramboles de piments verts
Et la foule mange dort attend
Les mendiants ont des moignons
Mais comment se font ils ces plaies suintantes roses et luisantes

Inde il faut en toi chanter
L'innommable l'abondance la profusion
Générosité de la nature du riz du blé des légumes des épices des goyaves des papayes ventrues
La foule les êtres les chiens les vaches
Les chariots à deux roues à trois à six fardeaux sans limite
Sur les affiches le premier ministre partout
On a truqué une même photo pour que sa chemise soit rose bleue ou blanche
Ce qu'il dit je ne sais
L'écriture hindie rend tout exubérant et énigmatique

Votre chauffeur sera-t-il un sikh impénétrable
Ou ses cheveux seront-ils orange de henné pour le festival
Ou s'est-il rasé sauf une mèche significative?
Même l'uniforme n'est pas obstacle à la diversité
Comparez bien ces écoliers leurs tenues toutes semblables toutes différentes
A la frontière ces policiers en chemise bleue bleue ou bleue

Inde il faut chanter en toi l'incompréhensible

Pourquoi cette branche de cet arbre de l'avenue
A-t-elle reçu une couronne d'œillets orange ?
Au musée de l'artisanat le temps s'est arrêté
On voit le tissu du Cachemire aux broderies fractales
Brodées et brodées à nouveau
Et chaque détail plus petit que le précédent
Et brodé d'une couleur qui surprend
Et de loin l'on voit bien
Que cela a pris un temps infini
Un temps infini ?


sábado, 17 de agosto de 2013

Grumeaux


http://3.bp.blogspot.com/-6VBnUXKOO3Q/Tv32DCP7woI/AAAAAAABxMU/rRFXNHnNSXQ/s400/spring3.jpg Le grumeau c'est l'étranger. Dans la ville chinoise, qui est toute flux, le grumeau obstrue le trottoir, retarde la file. Il demande des explications, fait répéter, perd même de précieuses secondes à saluer le chauffeur de taxi au lieu d'ordonner sa destination. Il traîne à table au lieu de laisser la place, renverse les sauces. Il ignore les tarifs, égare son ticket dans une des poches dont son vêtement et son bagage encombrant sont garnis; quand il l'a retrouvé il ne sait dans quelle fente de la machine l'introduire, le préposé résigné lui ouvre le tourniquet sans demander d'explication. 
Comme le grumeau est étranger, il ne parle probablement pas chinois. Il souffre donc de la présomption d'imbécillité et on le voit arriver avec une appréhension méprisante. L'habitué réagit en l'ignorant encore plus fortement qu'on ignore son prochain en Chine. On double le grumeau, on le contourne. Au guichet on tend son billet au préposé en travers du visage du grumeau, il pourrait le manger au passage s'il osait.
Ne croyez pas que cela n'arrive qu'à Shanghai ou dans les métropoles. Dès qu'il y a agglomération en Chine il y a des foules affairées qui visiblement souhaiteraient ajouter une 25eme heure à la journée ou un 8eme jour à la semaine pour accroître un peu leur business. (Le seul loisir qu'on s'offre semble être les jeux d'argent : cartes, majong ou loteries). Le grumeau méconnaît ce besoin du petit gain. Cette curieuse espèce ne survit probablement que dans l'abondance.

domingo, 10 de marzo de 2013

21世纪的成语 - 撒尿满海 - Proverbe chinois pour le 21e siècle : "Pisser à en faire déborder la mer"


很久很久以前,动物们都平安地住在动物的王国。只有大黑熊喜欢增添麻烦给别的动物,不是他调皮,只不过是他的智慧没有他能力的大,特别是他很不会体贴相处。比如,动物们一起吃饭的时候,大黑熊通常把其他动物的食物独吞,有时候他还吞噬小的动物。所以,大众开始怕他,他也开始觉得自己比别的动物有优势。

有一次,小白女猴决定给他一个教训,她开始对大黑熊赞美得很多,然后说他一定会当动物的帝王。大黑熊高兴极了,也主动问小白女猴做他的老师,请教她作为一个帝王首先应该知道什么。小白女猴回答他说可以马上上课,就是首先要学会礼貌。所以,帝王的第一个任物就是要向大众敬礼,大熊原本觉得这很好玩,可是,小白女猴却让他把动物的名字一个一个地记住。她说:“你这么聪明,应该把每个动物的名字都叫出来”。大熊不敢抗议,但是他觉得很难,也很无聊。


然后小猴教他沿着沙滩慢慢地走仿佛他阅兵。无论他多慢走,小猴让他更慢走。“你这么强壮,应该小心小心不踏别人的脚”! 终于很晚了,大熊又累又得小便,就接近海岸。小猴叫惊恐的声音说:“不要,不要!你这么强大,在这里撒尿,一定会填满大海了”!大熊把这个忍不住了,他跑步回森林的另一端去了。一点也不想当帝王,只想要自由生活。动物们一次再也没看见他。


今日中国人常常用这个成语:“撒尿满海“。意思是一个人认为自己特别优越,但是到底很天真。