domingo, 10 de marzo de 2013

21世纪的成语 - 撒尿满海 - Proverbe chinois pour le 21e siècle : "Pisser à en faire déborder la mer"


很久很久以前,动物们都平安地住在动物的王国。只有大黑熊喜欢增添麻烦给别的动物,不是他调皮,只不过是他的智慧没有他能力的大,特别是他很不会体贴相处。比如,动物们一起吃饭的时候,大黑熊通常把其他动物的食物独吞,有时候他还吞噬小的动物。所以,大众开始怕他,他也开始觉得自己比别的动物有优势。

有一次,小白女猴决定给他一个教训,她开始对大黑熊赞美得很多,然后说他一定会当动物的帝王。大黑熊高兴极了,也主动问小白女猴做他的老师,请教她作为一个帝王首先应该知道什么。小白女猴回答他说可以马上上课,就是首先要学会礼貌。所以,帝王的第一个任物就是要向大众敬礼,大熊原本觉得这很好玩,可是,小白女猴却让他把动物的名字一个一个地记住。她说:“你这么聪明,应该把每个动物的名字都叫出来”。大熊不敢抗议,但是他觉得很难,也很无聊。


然后小猴教他沿着沙滩慢慢地走仿佛他阅兵。无论他多慢走,小猴让他更慢走。“你这么强壮,应该小心小心不踏别人的脚”! 终于很晚了,大熊又累又得小便,就接近海岸。小猴叫惊恐的声音说:“不要,不要!你这么强大,在这里撒尿,一定会填满大海了”!大熊把这个忍不住了,他跑步回森林的另一端去了。一点也不想当帝王,只想要自由生活。动物们一次再也没看见他。


今日中国人常常用这个成语:“撒尿满海“。意思是一个人认为自己特别优越,但是到底很天真。

domingo, 3 de junio de 2012

春天 - Printemps (poème chinois pour le 21e siècle)

晨光北雾穿,
冻土脚下碎。
这柳薄指上,
看来青色诺。
但昵岸太远,
爱人读古诗。

Le soleil pointe en transparence sous la brume du nord
et la terre encore gelée craque sous mes bottes.
Ici les tendres doigts des saules se poudrent d'une verte promesse.
Mais qu'il est loin le rivage familier
Où une personne aimée relit un ancien poème.

sábado, 21 de abril de 2012

21世纪的成语 - 裂开鸵蛋 - Proverbe chinois pour le 21e siècle : "Casser l'oeuf d'autruche"


很久很久以前,皇帝对科学特别感兴趣。每年召见天文学家和物理学家来宫殿。还有二十二位数学家和三十三位生物学家永久地住在宫殿里。皇帝常常让科学家给他读书或者讲演。当大官们来听候皇帝命令的时候,天子通常提问他们一些科学的问题。因此整个首都的官员都只好学习。连高级军官都开始念书。京都富人和外国国王给皇帝寄奇怪的礼物,像宝贵的经书,金银的望远镜,热带区域的动物什么的。那年,南军将官给皇帝送了一件春节礼物。从帝国南部的森林送来一个巨大的鸵蛋。有人说产这么大卵的鸟一定和一头大象一样大。一些羡慕的官员开始说南军将官的礼物是假的。西军将官又讲,其实是石头的。东军将官想是石膏的。天子却特别喜欢他的大蛋。教人把它放在青浪殿的中部展览。但是热议越来越厉害。军官都讲大蛋是假的。可是大多科学家觉得是真的。人们争论得这么凶暴,快要成为一场内战了。最后皇帝只好裂开鸵蛋,要看里边有什么。

今日中国人常常用这个成语:“裂开鸵蛋”。意思是:别人强迫你做什么,你自己却不愿意做。

jueves, 19 de abril de 2012

Pays complets, pays en construction


Nos vieux pays, parce qu’ils semblent si « complets », ne nous font-ils pas perdre de vue que le développement et le progrès ont un sens concret ?


J’ai voyagé il y a quelques années en Inde et pris le train ordinaire, le « sleeper », entre Delhi et Agra. Peu après, de passage à Paris, je remarquais les vitres de trains griffées par des tagueurs. Je suppose que grâce aux progrès des peintures et des techniques de nettoyage, on parvient à effacer les graffiti faits à la peinture et que la rayure des vitres est le nouveau moyen de laisser sa marque. Par contraste, les trains indiens sont vieux, déglingués, usés, mais je ne me rappelle pas y avoir vu de graffiti.

Mon propos n’est pas de dénoncer le laxisme de notre société, qui serait le fruit de notre satiété. Risquons une autre réflexion. En voyant les zébrures sur les carreaux des trains parisiens, j’ai l’intuition que leur auteur prend le train pour un objet qui va de soi. C’est-à-dire un objet extérieur à lui et comme éternel, et qui donc supportera bien un coup de clé (ou de silex, ou de l’objet de gravure en question). Le train, en d’autres termes, serait banalisé au point de ne plus mériter le respect (je laisse de côté la question de l’agressivité qui est probablement un autre composant nécessaire).

Ce manque de respect pour les objets qui vont de soi peut concerner tout équipement public, et peut même s’appliquer à des services, comme la Santé ou la protection des personnes et des biens. Je fais l’hypothèse qu’il en va tout autrement en Inde et que, par exemple, l’idée de s’attaquer à des pompiers, comme il arrive parfois en France dans certaines banlieues, y serait inconcevable.

Que l’on me comprenne, je ne fais pas le procès de la société d’assistance contre la société de responsabilité personnelle (ou la société d’assistance étatique contre l’assistance interpersonnelle). Remarquons seulement que nous tendons à nous comporter comme si ces équipements et services publics (le train, le banc, la sécurité sociale, le ramassage des déchets, etc.) allaient de soi et d’une certaine façon nous préexistaient.

L’Inde, dans son chaos, nous rappelle que rien ne préexiste. La route a été asphaltée, du verbe asphalter, c’est-à-dire qu’un ensemble de personnes l’ont voulue et y ont travaillé. Chaque rail du train a été posé, là où auparavant il n’y avait rien, et où, sans entretien, il n’y aura bientôt plus rien non plus.

On l’oublie dans un pays comme la France, qui semble si bien fini, où tout l’espace a depuis longtemps été domestiqué et transformé par l’homme. Cette impression de « pays complet », on l’a en Allemagne et dans d’autres pays d’Europe (en Espagne, où je vis, pas partout, surtout quand on s’écarte des villes). Au Japon, c’est poussé à l’extrême : on sent que tout a été soigneusement poli et façonné, en suivant comme un ordre nécessaire.

Mais on n’a pas cette impression aux Etats-Unis. Sorti des quartiers d’affaire ou résidentiels huppés, la sensation qui prévaut est bien celle d’un territoire en construction. Je me souviens de Pierre, pourtant capitale de son Etat (le Dakota du sud). On voit nettement le point où la rue cesse d’être rue pour devenir chemin creux parce que jusqu’alors il n’y a pas eu le besoin de transformer l’espace plus avant. L’architecture évidemment joue un rôle. Dans un village américain, les maisons et les boutiques sont construites en bois. Elles vieillissent vite et les constructions abandonnées marquent de façon palpable la lutte de l’homme contre la nature et le temps.

Cette sensation de territoire en construction, et même en conquête, conditionne sans doute bien des choses. D’abord un sens de la responsabilité : les biens publics dont on dispose dépendent de notre effort (et de notre argent, ce qui explique que l’on soit plus exigeant envers la dépense publique). Peut-être aussi un sens de la solidarité plus concret qu’en Europe, parce que l’entraide doit d’abord être locale. Sans doute aussi une attitude plus ouverte envers l’immigrant, car celui qui vient s’installer, qui vient défricher, ne vient pas concurrencer les anciens habitants, mais au contraire, par son travail, contribue à la richesse collective. (Relatant, au début de ses Mémoires, ses souvenirs de voyage dans l’ouest canadien, Jean Monnet développe cette idée). Peut-être enfin une certaine modestie devant les éléments et, pourquoi pas ? devant Dieu.

Quel message en tirer ? Prêcher la réduction du rôle de l’Etat n’est pas de saison. Prendre conscience de la fragilité de nos modes de vie si élaborés et s’en effrayer n’apporte rien. Au contraire, pouvons-nous retenir le message optimiste des pionniers ? Même quand l’espace est rempli (ce qui en France est d’ailleurs loin d’être le cas), les possibilités sont infinies. Une bouche supplémentaire, c’est aussi un cerveau qui va prendre des initiatives et contribuer à ce que tous vivent mieux. Indépendamment de la crise macroscopique, nous pouvons à long terme avoir confiance dans les initiatives microscopiques du monde réel.

viernes, 30 de marzo de 2012

Amours, comètes

La comète est un petit monde brillant et gelé. Sans éclat propre mais luisant de la lumière des astres dont elle s’approche. Insignifiante dans l’univers. Si on l’a vue hier, aujourd’hui sa trajectoire a un peu avancé, on peut prévoir où elle sera demain. Mais l’origine de son trajet est inconnue et son but véritable est sans importance. On devine qu’il est lointain et surtout qu’il n’est pas complètement déterminé : elle incurve sa route vers chaque planète qu’elle croise. Quand elle passe très près, le frottement de l’atmosphère fait briller un instant le fragment qu’il consume.

Certains jours, la comète aimerait croire qu’elle aussi infléchit la course de la planète qu’elle frôle. Mais la plupart du temps elle est fière de passer sans laisser de sillage. Sans réduire l’ivresse de sa folle vitesse, celle qui coupe le souffle et amplifie le vertige dans les courbes.

Vue de loin, la comète va presque droit. Il faut être comète pour connaître la violente force d’attraction des planètes, qui vous tirent de côté ou vous aspirent de face comme pour vous happer vers leur orbite. Ou qui vous retiennent désespérément quand vous êtes inexorablement sur le départ. Après coup, l’histoire est toujours la même. La planète vous caresse un moment puis vous catapulte vers un autre infini.

miércoles, 28 de septiembre de 2011

Mais pourquoi tant de grillage?

Essai-rêverie après 5 jours en Italie du sud
Septembre 2011

Sur les ponts au-dessus des routes, dans les sites archéologiques au moindre signe de danger, autour des propriétés, autour du chantier du fort de Matera, des plages privées de Sorrento : des grillages. Des barrières en fait, des remparts, bien construits avec ce qu’il faut d’acier et de massifs cadenas. Pourquoi tant de clôtures ?
Et de messages de sécurité aussi : « probabilité que le tunnel soit éteint », « danger, illumination du tunnel insuffisante », « il est sévèrement interdit d’entrer ». Pendant 5 minutes avant l’entrée du train de la Circumvesuviana en gare de Pompei, l’avertissement résonne en boucle en quatre langues : « sévèrement interdit de dépasser la ligne jaune ». Et dans toutes les douches à l'hôtel le cordon d’appel d’urgence.
L’Italie a-t-elle aujourd’hui tant besoin de protection qu’elle se hérisse de messages de prudence ? Pas de prudence véritable, bien sûr, on double encore dans les côtes tout en téléphonant ; les motards suicidaires s’élancent dans les courbes, jugulaire défaite, ou enfants au guidon. Pas une prudence calculée donc, alors une demande de protection inconditionnelle ?, un besoin d’être couvé ?
Est-ce nouveau ?


A Trani, dans la lumière du petit matin, on peut admirer la conque parfaite du vieux port bordé d'austères palais carrés et au bout la cathédrale.

A Melfi, une fois quittée l’usine Fiat, c’est la campagne pleine de lumière, blonde des graminées sèches et noire de cette terre épaisse que le labour a cassée en grumeaux. Parfois une forteresse carrée au sommet de la colline.



Sur les pentes du Vésuve, autour de la route en tire-bouchon, les pins ont semé d’aiguilles rousses le chaos volcanique, ce tapis craquelé de lave. La pâte brûlante et visqueuse s’est figée en cavernes et replis paresseux. Plus haut, après avoir longé le fleuve de la coulée solidifiée, on arrive au départ du sentier sommital. Si l’on arrive avant 5 heures (pas moi), on peut gravir en lacets les derniers 200 mètres dans la poussière brune jusqu’au bord du cratère. Des chiens errants de toutes couleurs se demandent ce qu’ils font là.

Entre les chênes en descendant, l’Observatoire du Vésuve est abandonné, ouvert à tous les vents, fenêtres brisées, couloirs taggués aux dalles qui résonnent.


Poème chinois

Dans la forêt du grand Tout,
quand la lumière du matin descend en dais sous les hauts sapins,
je suis un brin de mousse, le plus fin et le plus vert clair des brins de mousse,
parfois un rayon m’atteint, me chauffe et me sèche,
bien à ma place sous le couvert ombreux,
j’entends les échos des branches et des ailes.


Pompei ville, le sanctuaire 1900, les bonnes œuvres du bienfaisant Bartolomo Longo, libre penseur repenti, miraculeusement converti par un saint tableau de la vierge, et se consacre à la propagation de la foi par l’entremise de la fortune de sa protectrice.

Vu les affiches pour les « Lunes de Pompei », spectacle nocturne. Génie italien pour le business du tourisme.

Mozzarelle, yaourts et glaces au lait de bufflonne.
Dolci, dolci, dolci, friandises, petits fours, sfogliatelle, cannoli (à Naples, taralli).
On paie à la caisse avant d’être servi ; l’étranger, qui l’oublie toujours, se sent un peu étranger.
Etrange patois guttural du Napolitain, idéal pour apostropher. Dans le train, on siffle les femmes, systématiquement.

Rien à dire sur les ruines de Pompei.
(Ah si, les riches arrivaient jusqu’à la Porta Marina en bateau, en remontant le fleuve.)



Peu à dire sur Naples.
Comme prévu, la ville se compose à parts égales :
1-       de lessive étendue dehors,
2-       de Napolitains devant leur seuil,
3-       de motos en train d’obstruer le passage, qu’elles soient en mouvement ou arrêtées,
4-       de détritus,
5-       d’églises baroques,
6-       de bâtiments d’habitation ayant connu de meilleurs jours,
7-       d’autels de rue ornés de chromos du Christ aux yeux révulsés.

Voyez quand même le christ baroque de marbre dans la chapelle Sansevero et au musée les peintures de Pompei.


J'oubliais. Au cas où vous doutiez de la survivance de la culture classique en Italie : vous verrez en villes des affichettes vantant des cours d’anglais, comme dans le monde entier, mais aussi des « leçons de diction italienne » et des « cours particuliers de latin et grec » !


Passez Sorrento. Trop de voitures, même fin septembre, et trop peu de vie. Osez quand même descendre jusqu’à la mer par les amples cavernes taillées dans la falaise volcanique. L’eau est transparente sur le sable noir. Rêvez que vous remontez à cheval, poursuivi par la marée grondante.

Sur la côte amalfitaine, encore plus de voitures mais ne la manquez pas (ou allez en train ?) La route est posée la où un coin de falaise un peu moins vertical permettrait de faire passer un autobus. N’espérez pas trouver un stationnement dans les villages, mais arrêtez vous aux belvédères, vous achèterez une pêche au maraîcher, ou du limoncello qu’il fait lui-même.

A Ravello imaginez la vie byronnienne des millionnaires bohêmes.

Matera, chaos de cavernes. De loin, un monceau de molaires déversées sur la pente sous le ciel violacé et couronné par le clocher aigu de la cathédrale. La nuit d’Halloween, les maisons illuminées luisent sûrement comme des cierges dans des crânes.


De près, on s’aperçoit que la ville haute est faite de palais bien bâtis en calcaire clair, avec de hautes façades et des cours princières. De près, on s’aperçoit aussi que les « sassi », les cavernes humides où la majorité nécessiteuse s’entassait avec ses bêtes jusqu’aux années 50, sont devenus maintenant l’antre des bobos. Le troglodyte moderne a ses aises. Ou il tient une chambre d’hôtes de luxe.
De sept à huit heures du soir, après avoir ciré ses souliers, on se promène sur le cours, on parle, on mange une glace.

A Alberobello, tendez l’oreille et vous apprendrez le hollandais dans le quartier des « trulli », comme on nomme ici les bories. Les murs cylindriques sont blanchis à la chaux, pour le toit on dispose en cône des pierres de calcaires gris, et au dessus une pointe blanche, ou une girouette en fer-blanc. Le plus beau est que les trulli viennent en troupes serrées. De différentes tailles, ils se fondent. Les toits surtout prennent des formes courbes et continues, comme des champignons poussés top près et dont les chairs se sont unies.

La passion touristique n’entame pourtant pas les fêtes patronales. Le long du cours Vittorio Emanuele on a mis les décorations : des pylônes en bois beige, doublés de dentelles de métal blanc et garnis de lumignons, figurent les pilastres du palais des rois mages. Ils vous conduisent à l’église SS Côme et Damien.  Sur la porte d’entrée, on vous rappelle d’éteindre votre téléphone mais en travers de la façade, une bannière vous informe que les saints s’offrent à recevoir votre intention de prière par SMS (sans surcharge).
Les forains vous proposent des nougatines et des pralines. Les maraîchers ont à leur étal les merveilleux produits de la région. Châtaignes gonflées, raisins énormes, olives vert foncé grosses comme des œufs, grenades rose tyrien prêtes à éclater, piments brillants, tomates, pêches duveteuses, citrouilles…

A Locorotondo, depuis 5 siècles, les maisons doivent par règlement être blanchies à la chaux. Le centre est  en effet tout rond, de jolies maisons paisibles. Quelques palais pas du tout orgueilleux et des chapelles romanes aux chapiteaux naïfs. Le tourisme gagne cependant. Si l’Alberobello actuel est un présage, on tremble à imaginer la suite.

Parlant de présages, vous pouvez déjà acheter l'almanach 2012 Frate Indovino, avec toutes les prédictions pour l’année qui vient.

Ou si vous ne vous contentez pas de promesses, inscrivez vous au séminaire « Eros creativo » de l’association littéraire…

Jetez un coup d’œil à votre montre : vous avez exactement le temps de reprendre la route, redescendre du plateau calcaire vers la mer et suivre la triste autostrade jusqu’à l’aéroport de Bari.


Et revenez…

lunes, 12 de octubre de 2009

What to pack for a 1-week desert adventure

Have you tried spending one week walking in the desert? It is an awesome experience, as it lets you erase your stress and reset your mind. On top of that, if you happen to do it in an exotic place, add the thrill of cultural discovery. Many travel agencies offer packaged treks, that are convenient and safe. The rhythm of life, the sights, the sounds, the swarms of stars at night... When returning home, you won't believe it was only one week!

But what to pack? After 3 stays in the desert and repeating each time the same mistake (forgetting to write down what I needed when returning home), I have decided to make this list. I hope it can help others too.
To wear on you
- comfortable walking shoes. Sneakers are OK
- cotton socks
- cotton pants, preferably grey
- cotton T-shirt
- cotton long-sleeved shirt
- windstopper jacket
- good sunglasses
- sun-protective hat. Traditional "shesh" (a 2-meter+ strip of cotton you wrap around your head) is best.

In a small bag with you
- 1-liter+ drinking bottle (a re-used PET bottle is OK)
- strong sunscreen
- toilet paper + lighter (to burn the used paper!)
- passport
For fun, during the (long) stops
- postcards from your place, 1 book
- drawing pad + pencils
- star map

In a bigger bag (hopefully an animal or vehicle carries it for you during the day)
- 1 warm sleeping bag + lining sheet
- 1 polar fleece
- 1 cotton long-sleeved shirt
- 2 cotton T-shirts
- 2 underwear
- small washing basin + detergent in a small bag
- small towel
- piece of soap in a box
- headlamp with battery
- toiletries + medicine (at least: anti-diarrhea, antibiotics, anti-inflammatory, disinfectant, band-aids)
What not to pack
- new shoes. You don't want to take that chance.
- more stuff. You really don't need much. In the desert, there is no one to impress with fancy clothes or stuff, and hygiene is limited to basics. On top of that, traveling light also helps free your mind. Even try to forget your camera (oblige yourself to look).
However, you need to ensure:
+ you are warm at night (it may freeze),
+ you are protected from the sun during the day,
+ you have some basic medicine ready just in case.